Antiope part en voyage
http://20six.fr/antiope
Hébergé par 20six.fr
|
|
Comment Antiope tenta de baillonner son grizzli
Apres avoir laisse ce satane grizzli pirater mon blog et pourrir ma vie sexuelle, j'ai tente de reprendre le controle de la situation. Ne trouvant rien d'interessant a me mettre sous la dent, je suis retournee le temps d'une soiree a la backpacker, et c'etait tres productif...
Le boss, qui fumait un joint et avait visiblement trop bu, m'a dit que je devais revenir tous les jours pour perfectionner mon anglais ( et eventuellement coucher avec lui). J'ai bien sur joue au chat et a la souris avec l'anglo-austalo-italien-beau-comme-un-dieu-mais-definitivement-trop-jeune. L'Infame Petit Blondinet, qui avait pris un acide, m'a dit qu'il m'aimait.
Et j'en ai rencontre un neuf, un anglais de 27 ans (miracle !), desireux d'apprendre le francais( miracle 2!). Qui plus est ce courageux garcon ne s'est pas laisse demonte par mon grizzli et m'a demande mon numero de telephone. (je dois avouer qu'en quittant la backpacker, l'un des mecs m'a demande si je n'etais pas lesbienne, ne semblant interessee par aucun homme. La j'ai realise que je n'avais vraiment pas l'air engageant....)
Sur ce je l'ai revu a une soiree, et Mary ( une japonaise de la backpack) m'a ensuite envoye le sms suivant " Mat told me he likes u". Bref, je devais le revoir incessament sous peu. En tous cas, je dois me depecher, car j'ai parie une tablette de chocolat avec Ventdelune que je me trouvais un mec avant la fin de la semaine, et on est vendredi. Et on rigole pas avec le chocolat.
Voila, j'ai 12 ans...
|
|
|
Comment le grizzli d'Antiope fit son rapport
Force etant de constater qu'Antiope a deserte les lieux, je me vois containt de prendre la plume. Ce n'est pas plus mal, quand j'y pense, pour une fois que cette petite egocentrique me laisse la parole au lieu de me critiquer, je vais m'en donner a coeur joie.
Pour commencer, parlons un peu de moi, ca changera. Je me porte admirablement bien, et je dois avouer que l'air Australien me convient a merveille, sans doute que les grizzlis sont faits pour les grands espaces. Toujours est-il que j'ai le poil soyeux, l'oeil vif, et la griffe aiguisee.
Antiope se porte comme un charme, si ce n'est qu'elle n'est pas encore immunisee contre les virus australiens (les grizzlis sont definitivemments plus coriaces que les humains). A part ca, elle est serveuse dans un restaurant francais et donne des cours de francais langue etrangere a l'alliance francaise. Ce n'est pas ce qui lui permet d'ameliorer son angalis, me direz-vous, et vous aurez parfaitement raison. Qui plus est, elle vient de quitter la backpacker pour emmenager dans un appartement avec ses deux congeneres francais. Certes, c'est plus confortable, mais pour l'anglais ce n'est pas terrible... et puis je dois dire qu'a la backpacker je m'amusais beaucoup de voir les demeles d'Antiope avec le sexe oppose. Je ne peux decemment pas vous priver de ses exploits.
Disons d'abors qu'elle a reussi l'impossible : rester un mois celibataire pendant un mois en auberge de jeunesse, ce n'est vraiment pas donne a tout le monde. Pour ceux qui ne connaitraient pas ce genre de lieu de debauche, disons qu'ils sont remplis de jeunes gens en rut, qui n'ont que deux idees en tete : boire un maximum d'alcool et se sauter dessus ( dans cet ordre seulement ). On aurait pu croire qu'en anglias les relations d'Antiope se trouveraient simplifiees : "yes" / "no". Il n'en est rien.
Elle avait d'abord repere le denomme "anglo-australo-italien beau comme un dieu", qui l'avait vraisemblablement reperee aussi, puisqu'il avait tente, selon la coutume locale, de la saouler ( reussi)puis de l'embrasser (rate). Heureusement que je veillait au grain, permettant a Antiope de fuir le baiser a la biere. Finalement, elle a reussi par elle-meme a glacer regulierement ce jeune blanc-bec, de seulememnt 21 ans au final, en le mettant regulierement dans le vent ( ce dont elle ne s'apercevait pas toujours en fait, avec sa piteuse maitrise de la langue anglaise, mais moi, j'ai bien ri).Toujours est-il qu'ils ont joue au chat et a la souris pendant un mois sans arriver a rien, ce qui n'est pas etonnant vu qu'Antiope ne sait pas ce qu'elle veut ... Enfin, m'est avis que cet huluberlu n'est pas une grande perte.
Elle s'est ensuite entichee d'un autre petit anglais, selon moi laid comme un pou. D'ailleurs, quand elle a fait part a ses congeneres francais de sa nouvelle lubie, Y. s'est exclame : "Quoi ? Cet infame petit blondinet ?" (Oui, ce freluquet a les cheveux decolores). Bref, l'Infame Petit Blondinet ou IPB fut des lors son nouveau nom. Mais comme Antiope, des qu'elle croit s'interesser a un homme se transforme instantanement en glacon, cela n'a evidemment abouti a rien. D'autant plus qu'une jeune allemande incroyablement bruyante avait elle aussi jete son devolu sur l'IPB, et celle-ci avait des mehodes bien plus efficaces : rire fort, montrer ses seins, boire de l'alcool et se frotter contre le blondinet. Elle fut aussitot baptisee l'IPA : L'Infame Pouffe Allemande. Enfin, cela n'a pas abouti non plus, cette jeune dinde etant deja la compagne d'un autre energumene, "Wayne 's world", avec une casquette et des lunettes visses sur le crane.
Enfin, heureusement qu'Antiope a pris son doudou pour lui tenir compagnie dans son sac de couchage...
|
|
|
Comment Antiope fit sa premiere note australienne
Evidemment, je manque cruellement de temps pour bloguer.... Alors je vais honteusement copier/coller un mail commun ... a l'exception d'un petit rajout un bas de page ! 
D’abord tout va bien, tres bien meme. Le voyage s’est deroule sans probleme, et meme si c’etait long et crevant, on s’est extasies soigneusement devant les atterrissages, decollages, nuages, … et boissons et nourriture a volonte dans l’avion (on est restes sages, je precise)
Puis on a decouvert Sydney, c’est vraiment magnifique !! En plus, les gens sont vraiment sympas. Par exemples, on est alles ouvrir un compte en banque, et la banquiere a ete vraiment charmante, elle a pris plus d’une heure pour nous conseiller, alors qu’on n’a pas encore mis un sou sur nos comptes, qu’on est sans travail et qu’on vit dans une auberge de jeunesse… Difficile d’imaginer ca en France, il faut bien le dire !! Autre exemple, aujourd’hui on allait a Bondi beach a pied, et on a vu des gens sur la remorque d’un camion, qui buvaient des bieres et recuperaient des barrieres sur leur trajet. J’ai leve le pouce, et ils nous ont fait monter ! Il faut dire qu’ils s’etaient aussi incrustes sur le camion … Resultat des courses, on a fini au pub avec eux. Donc voila, les australiens sont tres sympas, ouverts, et pas du tout snobs.
Bien sur, on a rencontre d’autres etrangers dans la backpackers (auberge de jeunesse), on commence juste a sympathiser. La backpackers est sympa, mais bien sur un peu crade. La cuisine est commune, et comme certains sont vraiments degueus, on lave la vaisselle avant et apres manger… Il faudra que je photographie le torchon, serieux, je ne comprends pas qu’ils puissent laisser de telles choses exister sans les bruler avec les dechets radioactifs, alors qu’ils veulent pas laisser entrer le camembert… mystere… Autre particularite des logements ici, il n’y a pas de chauffage… brrrr… C’est vrai que la journee il ne fait pas froid, meme si ici c’est l’hiver, mais la nuit c’est une autre paire de manches. Enfin, la journee, le ciel est au beau fixe, on se croirait sur la cote, on ne peut decemment pas se plaindre
Sinon, le temps est passe tres vite, on a visite la ville, on s’est inscrit aux impots, on a passe beaucoup de temps a faire des courses en s’extasiant sur differents produits, on cherche des pistes pour du travail et des logements. Pour le travail, j’ai deja une piste avec l’alliance francaise pour donner des cours, on va voir. Au moins, la, j’ai pu ecrire la lettre en francais, parce que je rame encore sur le cv et les lettres anglaises… On a decide de se donner un peu de temps pour chercher des boulots interessants, les petits jobs il y en a plein, on ne va pas se precipiter dessus sans combattre ! Meme chose pour les collocs, il y a des annonces partout, on verra suivant le travail. La partie plage est bien tentante, il y a plein de petites maisons, hyper mignonnes, mais vers le centre c’est sans doute mieux pour le travail.
Enfin, l’anglais c’est bien sur un peu difficile, mais j’ai deja l’impression de m’ameliorer. Quand on voit comment parlent les autres etrangers dans la backpackers, on se dit que definitivement l’education nationale, pour les langues, c’est nul. Quand je pense aux exercices chiantissimes qu’on faisait en cours, on s’est vraiment ennuyes pour rien. D’autant plus que j’ai decouvert un truc infaillible pour ameliorer mom anglais : boire un ou deux verres. Radical !
NB : J'ai une autre botte secrete pour ameliorer mon anglais : Un anglo-australo-italien beau comme un dieu... A suivre...
|
|
|
Comment Antiope fit une note en quatrième vitesse avant de partir
Bon, j'ai 2 minutes pour tout balancer en vrac !
Tout est passé très vite, et ces derniers jours ont été vraiment très denses en émotions. Les deniers moments passés avec chacun, la fête de samedi, les innombrables au revoirs... Merci à tous ceux qui sont venus à la fête, à ceux qui m'ont accompagnée ce dernier mois !
Je n'ai bien sûr pu passer autant de temps que j'aurais voulu avec chacun, je n'ai d'ailleurs pas eu le temps de vivre quelque chose avec celui que j'ai rencontré, et puis, surtout, je ne voulais pas partir en regardant en arrière...
Voilà, je pars dans quelques heures, je crois que mon coeur va exploser, je cours partout...
La prochaine note sera australienne !
|
|
|
Comment Antiope fut emportée dans le tourbillon du lavabo
Le 01/ 08 :
ffice ffice" />
Evidement, ces derniers temps, j’ai plein de choses à raconter, et pas de temps pour le faire…
Ce voyage donne une densité étrange au temps. Depuis la décision du départ, en Janvier, le temps m’a parfois paru interminable, et pourtant tout a passé si vite…
Je me sens prise dans un nœud temporel, entre le passé que je range soigneusement dans des cartons, et le futur qui paraît exaltant mais très flou encore.
Et là, bien sûr, tout s’accélère, comme un lavabo qui se vide. Moi qui ai toujours quelque chose en attente, en retard, tout doit être réglé, rangé, organisé pour le départ. Je viens de faire un planning pour ma dernière semaine française, ça fait tout drôle… Entre les dernières choses à régler et les gens dont je voudrais profiter avant le départ, faire un emploi du temps s’apparente à jouer au tétris.
Et puis après, c’est un peu comme un trou noir, entre les 4 aéroports, Lyon, Londres, Hong-Kong, Sydney, je ne comprends rien au temps… Tout ce que je sais, c’est que ce sas va durer 28 heures, c’est un espace un peu mystérieux.
Je m’imagine minuscule, emportée dans le tourbillon du lavabo, après, ce sera de l’autre côté du lavabo, là où l’eau tourne à l’envers.
Voilà, le 7 Août, j’aurais 27 ans, le 9, je prendrais l’avion !
Le 05/08 :
NB : Evidemment je viens juste de rencontrer quelqu’un qui me plait… Et si quelqu’un ose dire « Je le savais ! », je lui envoie un missile thermonucléaire ! Vous voilà prévenus !
|
|
|
Comment Antiope fit du cinéma
Résumé pour les retardataires : J’ai été embauchée pour faire de la figuration dans un film, avec ma soeur et mon père, l’histoire se passe dans les années 50, et il s’agit d’une scène de bal. Le tournage doit durer deux nuits...ffice ffice" />
Ma sœur, mon père et moi avons donc rendez-vous vers dix huit heures, pour l’habillage, la coiffure et le maquillage. Il faut bien l’avouer, ça fait un peu paillettes, ça fait un peu rêver...
J’arrive vers la costumière qui me tend une espèce d’énorme chiffon avec de grosses rayures grises et rouges. En fait c’est une jupe plissée arrivant à mi mollet, genre sac à patates. J’enfile la chose. On dirait que mes fesses ont triplé de volume, que j’ai eu quinze enfants. Affreux. Et là, la costumière s’exclame:
- Et bien c’est parfait! Vous savez, on l’a découpée dans un rideau des années soixante, c’est marrant comme ça rend bien !
Hilarant. Sur ce, j’ai droit à un corsage en vieille dentelle et à des chaussures à talon rouges, il faut bien assortir aux rayures !
Un peu abasourdie, je vais voir le coiffeur. Qui me plaque les cheveux en arrière, et les laisse retomber derrière. Indescriptible. Je rappelle que mes cheveux sont frisés... Ma sœur commence à se marrer, en me disant que j’ai l’air d’avoir douze ans et demi.
Cette fois plutôt craintive, je me dirige vers la maquilleuse. En deux temps trois mouvements, je me fais enduire d’une couche épaisse de fond de teint marron foncé. Puis d’un rouge à lèvres rouge vif (toujours assorti aux rayures, vous noterez). On aurait dit une vieille pute dont on aurait ravalé la façade à la truelle, pour qu’elle fasse illusion de loin. De très très loin.
Bon, résumons : j’ai une jupe immonde taillée dans un rideau des années soixante, un cul de 3 mètres de large, la coiffure d’une gamine de 12 ans, et le maquillage d’une vieille pute...
Ze veux plus qu’on me filme.
... On poireaute... jusqu’à onze heures du soir... et oui, le tournage c’est de nuit ! Jusqu’à cinq heures du mat...
Arrivés sur le tournage je me sens un peu bête, l’ensemble des figurants, c'est-à-dire quatre vingt personnes, forme un vrai troupeau, tout le monde semble se demander à quelle sauce il va être mangé. Le réalisateur appelle tous les danseurs de valse, qui vont sur la piste. Ouf, la danse, c’était en option, me voilà sauvée ! Puis il choisit un mec, me choisit moi, et nous demande de nous asseoir au bord de la piste, de discuter et ... de nous tenir la main !
Comme on fait un demi million de prises, avec mon « amoureux », on a le temps de se raconter nos vies pour faire illusion. Là, j’apprends qu’il a à peine vingt ans, et je me rassure quant à la visibilité de ma ride sous l’œil gauche : je ne dois pas encore faire trop vieux...
Bref, on prend notre rôle très à cœur, on discute, on n’ose pas détourner le regard, quand on se rend compte qu’on est carrément hors champ ! Bon, au début du travelling, ils ont du filmer mon oreille gauche, mais c’est tout !
... Voilà, c’est seulement le début, pour le reste, je vais devoir résumer, sinon je ne finirais jamais !
Il y a les innombrables prises, auxquelles on participe ou pas. Les innombrables heures d’attente dans le froid. La fatigue, et oui, deux nuits de tournage, c’est crevant.
Il y a les autres figurants avec lesquels on sympathise, ça va même me faire drôle de les quitter...
Il y a les assistantes, les coiffeurs, les cadreurs, les maquilleuses, le metteur en scène... ils sont tous incroyablement simples et gentils.
Il y a aussi la dinde du film, qui est très mignonne mais qui passe son temps à glousser.
Il y a bien sûr la star, un jeune homme que je trouve d’habitude très sexy, mais là, les vêtements des années cinquante, c’est moche, il n’y a rien à faire !
Et puis...
On nous apporte des cafés, on nous repoudre le nez, on nous donne nos pulls entre deux prises...
On apprend plein de choses sur la manière de faire un film, on discute, on mange des petits gâteaux, on rit, on observe...
Bref, une expérience qui valait la peine d’être vécue, malgré le fond de teint marron, la jupe immonde et la fatigue !
En partant, la costumière nous a dit, ma sœur et moi, qu’on avait été filmées en premier plan, et qu’on devrait nous voir, sauf si coupes malencontreuses. Bien sûr, je redoute de voir ma tronche en grand (franchement j’en suis pas fan), mais je serais déçue de pas me voir au moins un cinquantième de seconde...
On verra bien... quoique je ne sois pas sûre de voir le film, sur grand écran du moins, je ne sais pas si je serais rentrée d’Australie... La réponse dans un an !
|
|
|
[page précédente]
|